En septembre, 119 307 nouvelles entreprises ont été immatriculées, soit le niveau mensuel le plus élevé enregistré par l’Insee depuis le début de ses statistiques en 2000.

C’est encore 1,1% de plus qu’en août, qui constituait déjà un record.

Depuis janvier, près de 972 000 entreprises ont ainsi été créées en France, soit 13% de plus que sur les neuf premiers mois de 2025.

Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, la hausse ne vient pas uniquement des micro-entrepreneurs.

Les créations d’entreprises individuelles classiques ont bondi de 11,6% en septembre, tandis que les créations de sociétés ont progressé de 5%.

Les micro-entreprises, qui représentent malgré tout environ deux créations sur trois, ont légèrement reculé de 1,6% après leur forte hausse d’août.

Certains secteurs sont particulièrement dynamiques.

Sur les trois derniers mois, les créations dans l’information-communication ont bondi de 55% sur un an.

Le commerce et les services aux entreprises progressent également, tandis que l’industrie recule de 5,1%.

Mais ce record est assez paradoxal.

Car dans le même temps, l’économie française tourne quasiment au ralenti.

L’Insee prévoit seulement 0,4% de croissance en 2026.

Le chômage est remonté à 8,3%, son plus haut niveau depuis 2020.

Et les faillites restent nombreuses : 70 766 défaillances d’entreprises sur douze mois à fin août, soit près de 20% de plus que la moyenne observée avant le Covid.

Attention donc : une création d’entreprise ne signifie pas forcément une entreprise qui embauche, qui grandit ou qui survivra plusieurs années.

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@totalenergies_fr profite à plein de la flambée des prix des carburants.

Au troisième trimestre, la marge de raffinage du groupe a atteint 33,2 dollars par baril, contre seulement 13,5 dollars au trimestre précédent.

Soit une hausse spectaculaire de 146% en seulement trois mois.

Mais concrètement, qu’est-ce qu’une marge de raffinage ?

C’est grosso modo l’écart entre le prix auquel une raffinerie achète le pétrole brut et le prix auquel elle peut vendre les carburants et autres produits raffinés qui en sont issus.

Et actuellement, cet écart explose.

Les tensions au Moyen-Orient et les frappes contre des infrastructures énergétiques liées à la guerre en Ukraine ont raréfié certains produits raffinés, notamment le gazole.

Résultat : les prix des carburants ont fortement augmenté alors que le prix du pétrole brut a légèrement reculé.

Une configuration extrêmement favorable aux raffineries.

TotalEnergies explique d’ailleurs que « la hausse de 10% des traitements des raffineries a permis de pleinement capturer les marges de raffinage historiquement élevées en Europe et dans le monde ».

Patrick Pouyanné avait même déclaré fin septembre que les raffineries européennes du groupe tournaient « à plein régime » et étaient « comme des mines d’or ».

Attention toutefois : les 33,2 dollars par baril ne correspondent pas à un bénéfice net.

TotalEnergies rappelle que cette marge ne déduit ni les coûts de fonctionnement, ni les investissements, ni les impôts.

Mais l’effet sur les comptes devrait quand même être énorme.

Le groupe estime que le cash-flow du raffinage-chimie devrait avoir augmenté d’environ 2 milliards de dollars en un seul trimestre.

En parallèle, la production d’hydrocarbures s’est située autour de 2,45 à 2,5 millions de barils par jour.

Bref, quand le gazole devient rare et cher mais que le pétrole brut ne monte pas autant, les raffineries deviennent l’un des endroits les plus rentables de toute la chaîne pétrolière.

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Thomas Piketty veut complètement revoir la taxe foncière.

L’économiste dénonce « un impôt extrêmement injuste », qui aurait selon lui été laissé augmenter au fil des années sans véritable réforme.

Son principal reproche : la taxe foncière est calculée sur la valeur du bien immobilier, sans tenir compte de la dette qu’il reste à rembourser.

« Souvent, vous ne possédez rien, vous remboursez un emprunt », résume-t-il.

Sa proposition serait donc de remplacer progressivement cette logique par un impôt progressif sur le patrimoine net d’emprunt.

Concrètement, on regarderait la valeur de votre patrimoine immobilier, mais en retirant ce que vous devez encore à la banque.

Selon Thomas Piketty, cette réforme permettrait « une baisse de la taxe foncière pour 90% des Français ».

Et il pointe une contradiction dans le débat fiscal actuel :

« Tout le monde trouve normale [la taxe foncière] mais dès qu’il s’agit de taxer 2% les hauts patrimoines on se met à paniquer. »

Mais Piketty veut aller beaucoup plus loin sur les très grandes fortunes.

Il propose un « impôt de solidarité nationale », inspiré de celui instauré après la Seconde Guerre mondiale.

Première mesure : une contribution exceptionnelle de 50% sur l’enrichissement accumulé entre 2017 et 2026 pour les patrimoines dépassant 100 millions d’euros.

Puis une composante permanente : 10% par an au-delà de 100 millions d’euros de patrimoine.

Pour les entrepreneurs dont la fortune est essentiellement constituée d’actions de leur entreprise, l’impôt pourrait être payé directement en actions, versées à un fonds souverain.

L’objectif, selon lui, ne serait pas seulement de réduire la dette, mais de « reprendre le contrôle de notre économie » en utilisant ce fonds pour investir.

Et pour éviter qu’un contribuable parte à l’étranger juste avant d’être taxé, Piketty propose aussi une fiscalité calculée en fonction du nombre d’années passées en France.

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Selon les chiffres définitifs de l’Insee, les prix à la consommation ont augmenté de 3,1% sur un an en septembre, contre 2,4% en août.

C’est le niveau le plus élevé observé depuis janvier 2024.

Et cette accélération vient surtout d’un poste : l’énergie.

Les prix énergétiques ont bondi de 21,3% sur un an, après déjà +16,7% en août.

À la pompe, la hausse est encore plus spectaculaire.

Le gazole coûte 44,1% plus cher qu’il y a un an, tandis que l’essence progresse de 25,7%.

Le gaz augmente également de 19%, alors que l’électricité reste beaucoup plus stable à +1,4%.

Mais l’énergie n’est pas la seule responsable.

Les services augmentent de 2,4%, avec notamment +10% pour le transport aérien.

Et l’alimentation repart également légèrement à la hausse, à +1,4% sur un an.

Certains produits frais explosent même : les tomates et les courgettes coûtent environ 35,8% plus cher qu’un an auparavant, notamment après les épisodes de fortes chaleurs.

Mais attention à une nuance importante.

Entre août et septembre, les prix ont en réalité baissé de 0,3%.

Ce n’est pas contradictoire.

L’inflation de 3,1% compare les prix de septembre 2026 avec ceux de septembre 2025.

La baisse de 0,3%, elle, compare simplement septembre à août 2026.

Les prix peuvent donc baisser légèrement sur un mois tout en restant nettement plus élevés qu’un an auparavant.

Le retournement est en tout cas spectaculaire : en janvier, l’inflation française n’était encore que de 0,3%.

En huit mois, elle a donc été multipliée par plus de dix, principalement sous l’effet du choc énergétique.

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La société derrière Claude a généré 16,8 milliards de dollars de chiffre d’affaires au troisième trimestre, soit près de 50% de plus en seulement trois mois.

Au trimestre précédent, ses revenus étaient encore de 11,5 milliards de dollars.

Et surtout, Anthropic affirme avoir été rentable sur une base ajustée pour le deuxième trimestre consécutif.

Sa marge opérationnelle ajustée aurait atteint 11%, hors rémunérations en actions, avec également un flux de trésorerie positif.

Autrement dit, Anthropic ne fait plus seulement exploser ses ventes : elle commence aussi à montrer qu’un laboratoire d’IA peut potentiellement devenir rentable.

Mais il y a quand même un gros « mais ».

La croissance ralentit fortement.

Entre le premier et le deuxième trimestre, les revenus avaient plus que doublé, passant d’environ 4,8 à 11,5 milliards de dollars.

Cette fois, ils progressent « seulement » d’environ 46%.

Et les attentes des investisseurs ont été revues à la baisse.

Cet été, certains imaginaient Anthropic dépasser largement les 100 milliards de dollars de revenus annualisés avant la fin de l’année.

Les nouvelles estimations tournent plutôt autour de 74 milliards.

Pourquoi ce ralentissement ?

Meta et Microsoft utilisent davantage leurs propres outils d’IA, OpenAI est redevenu plus agressif, les acteurs chinois cassent les prix et Anthropic a volontairement réduit certaines utilisations liées à la « distillation » de ses modèles.

Malgré ça, la société est désormais valorisée autour de 965 milliards de dollars et prépare une introduction en Bourse prévue en novembre.

Avec une ambition énorme : réaliser l’une des plus grosses introductions en Bourse de l’histoire à 2000 milliards de dollars.

Mais derrière ces chiffres se cache aussi le défi majeur de toute l’industrie :

Anthropic prévoit d’investir jusqu’à 500 milliards de dollars dans les infrastructures et la puissance de calcul au cours de la prochaine décennie.

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